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GEOFFROY de CHARNAY

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23) Intervention de Claude GEISS - 24/03/2007

Bonjour, J'habite depuis 2 ans une maison dite "Le Vieux Château" située à Corvol l'Orgueilleux (yonne)dont un des propriétaires était un certain François Née de Charmoy, seigneur de Corvol en 1785. Je cherche des renseignements sur ce personnage et sa descendance ? Y-a-t'il une relation avec la famille de Charnay ? Merçi d'avance à celui ou à celle qui pourra me donner des informations. Cordialement.
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22) Intervention de Eric - 17/08/2005

Bonjour, quelles étaient les responsabilités de Geoffroy de Charnay. Précepteur de toute la Normandie et compagnon de Jacques de Molay. Merci de vos réponses.
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21) Intervention de Daniel Gilles - 04/01/2004

Marie Levassor, les infos que vous proposez bien sympathiquement à propos de la généalogie des De Charmoy - qui ne fait, je pense, qu'un avec De Charnay - m'intéresseraient beaucoup pour mes recherches. Merci d'avance, cordialement.
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20) Intervention de C. Michel - 12/09/2003

Chère Marie, votre "Gaufridus de Charmoy (1283).", n'est-il pas ce que vous pouvez trouver ci dessous, ou partez vous sur une autre piste ? Ou avez vous trouver cette orthographie, sur quel sujet, quel registre ??? Salutas.
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19) Intervention de Marie Levassor - 07/09/2003

Je suis à la recherche de toutes informations concernant : Gaufridus de Charmoy (1283). J'ai par ailleurs quelques informations concernant la généalogie de Charmoy, si quelqu'un en a besoin, il me fera plaisir de partager mes données. Merci. Marie Levassor (de Charmoy par ma mère)
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18) Intervention de C. Michel - 15/04/2003

Je ne peux qu'applaudir cette importante documentation, en souhaitant la satisfaction du premier demandeur de ces renseignement : Bernard. Bravo et merci. Salutas.
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17) Intervention de Bernard BAUDRAS - 14/04/2003

Merci pour ces précieuses indications, que je vais lire avec soin.
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16) Intervention de ICOGEST - 14/04/2003

GEOFFROY de CHARNAY

1) Son nom. Gaufridus de Charneio : Geoffroy ou Geoffroi de Charnay ou de Charney Georges Lizerand, agrégé d'histoire, docteur ès lettres, écrit Geoffroi de Charney et Geoffroi de Charnai, Alain Demurger, maître de conférences en histoire médiévale, Geoffroy de Charney, Michel Miguet, universitaire, Geoffroy de Charnay, Jean Favier de l'Institut, Geoffroi de Charnay Ivan Gobry, historien et professeur à l'université de Reims, dans Le procès des Templiers, p. 271 n.2 : Charnay et non pas Charney, comme l'orthographient certains historiens pour traduire Charneius

2) Ses fonctions à sa mort. Procès des Templiers, publié par M. Michelet en 1851, Page 295 du tome II : Item anno, indicione, mense, die, pontificatu et loco predictis, in dicti inquisitoris, nostrum notariorum et infrascriptorum testium presencia personaliter constitutus frater Gaufridus de Charneio miles dicti ordinis, et preceptor totius Normannie...

La traduction de l'interrogatoire de G. de Charnay, vous la trouverez :
- partielle, dans "le procès des Templiers", traduit, présenté et annoté par Raymond Oursel
- totale, dans "Le Dossier de l'Affaire des Templiers".édité et traduit par G. Lizerand

... en l'année, l'indiction(1), le mois, le jour, sous le pontificat et au lieu susdits, en présence dudit inquisiteur, de nous, notaires, et des témoins soussignés, frère Geoffroi de Charnay, chevalier dudit ordre et précepteur(2) de toute la Normandie,

Une précision sur le titre de "précepteur de toute la Normandie", nous est donnée par Michel Miguet dans son admirable enquête historique et archéologique, Templiers & Hospitaliers en Normandie,(3) thèse de doctorat publiée par le Comité des travaux historiques et scientifiques.

... Philippe Uble porte le titre de commandeur des maisons du Temple en Normandie en juillet 1307. Mais en juin c'est Philippe Agate qui procède à la réception de Raoul Louvet, non pas Philippe Uble ; or c'est le plus souvent un dignitaire qui reçoit un postulant. On peut supposer, soit qu'il y avait deux commandeurs des maisons de Normandie, ce qui expliquerait que Geoffroy de Charnay, leur supérieur, portât le titre de preceptor totius Normannie ; soit que Philippe Uble avait succédé à Philippe Agate trop âgé, depuis plusieurs années, mais que ce dernier continuait de procéder aux réceptions, sorte de tâche honorifique confiée à un ancien. Mais page 134, M. Miguet indique : sexagénaire en 1311.Il parait donc probable que Geoffroy de Charnay précepteur de toute la Normandie avait sous ses ordres, Philippe Uble et Philippe Agate, qui portaient tous les deux le titre de précepteur de Normandie.

Mais Trudon des Ormes Liste des maisons et de quelques dignitaires de l'ordre du Temple en Syrie, en Chypre et en France, écrit : Il est un autre templier, Philippe Agate ou Agathe, sergent du Temple, que l'on trouve désigné parfois comme précepteur de Normandie (Michelet, t. II, p.26(4) et p.36) ; en réalité, Philippe, qui fut arrêté avec les autres templiers des maisons normandes, et qui, en 1310, avait la soixantaine, ne fut précepteur que de l'importante maison de Sainte-Vaubourg.

3) Son âge. Suite de l'interrogatoire du 21 octobre 1307 : ...âgé de cinquante-six ans ou environ, à ce qu'il disait, comparant en personne comme témoin ayant juré de la même manière de dire sur soi et sur les autres, dans un procès touchant la foi, la vérité pure, simple et entière, et, interrogé sur l'époque et le mode de sa réception, dit, sous serment, qu'il y a bien trente-sept ou trente-huit ans passés ou environ qu'il fut reçu dans l'ordre des Templiers.

- Il était donc né vers 1251
- Vers 1269, il était reçu dans l'ordre à environ 18 ans (17 ans pour Alain Demurger dans Jacques de Molay, qui ajoute, lui aussi était chevalier)

4) Ses origines. Le professeur Demurger écrit : "Je fais figurer dans les tableaux suivants les noms des dignitaires que j'ai pu collecter au travers de la documentation." Geoffroy de Charney : Paris-Picardie.

Suite de l'interrogatoire du 21 octobre 1307 : ... j'ai été reçu dans l'ordre du Temple à Etampes, par Amaury de la Roche(5) en présence de frère Jean Le Franceys, précepteur de Paris(6) et de quelques autres qui sont morts. Peut-on en conclure qu'il était originaire de la région parisienne ?

5) Ses fonctions dans l'ordre. Dans Acta Templarorium, Jean-Luc Alias, donne les fonctions et les dates suivantes : Templier à Etampes 1277-1280. Précepteur de Fresnes 1283. Villemoisson 1294 Fretay 1295. Normandie 1307

L'Introduction au Cartulaire Manuscrit du Temple de Léonard, la bible de tous les chercheurs, nous indique :
- Le Lieu-Dieu-du-Fresne (Cher, arrondissement de Sancerre, canton de Vailly) commandeur en 1283 : Gaufridus de Charmoy
- Villemoison (commune de Saint-Père, Nièvre, arrondissement et canton de Cosne) Commandeur en 1294 : Gauffridus de Charney

G. de Charnay est cité à Marseille en 1303. Témoignage de Guillaume de Gy(7) qui fut reçu à Marseille en sa présence, avec un groupe de nouveaux templiers prêts à passer à Chypre. (Michelet tome II, p.290).

Alain Demurger, toujours dans Jacques de Molay : A Chypre, fin 1304, drapier(8) de l'ordre. Page 230 : Une lettre de Pierre de Castillon (qui se trouve aux archives de la Couronne d'Aragon) qui doit dater de l'après Noël 1304 ou du début janvier 1305 fournit l'information suivante : ..les autres dignitaires de Chypre, ...le drapier Geoffroy de Charney, ...restaient en fonction. Page 194 : Geoffroy de Charney, devenu drapier sans doute peu après son passage à Chypre, est peut-être revenu en Occident avec Jacques de Molay (un nouveau drapier, Jean de Vila a été nommé) pour y exercer la charge de maître ou commandeur de Normandie. (Trudon des Ormes, Liste des maisons et de quelques dignitaires de l'ordre du Temple en Syrie, en Chypre et en France. Page 184 : En 1306, Jacques de Molay quitte Chypre en compagnie de Raimbaud de Caron et Geoffroy de Charney qui a abandonné sa fonction de drapier. Page 193 : En 1307, étaient à pourvoir les provinces de France, d'Auvergne, de Poitou et de Provence, plus la Normandie et quelques baillies importantes. Y a-t-il eu des pressions royales pour obtenir la nomination de maîtres de province fidèles au roi ? Rien ne permet de dire que Molay ait cédé à la pression du roi pour nommer Grard de Villiers en France, Humbert Blanc en Auvergne, Geoffroy de Gonneville (venu d'Angleterre) en Poitou, Bernard de Roche en Provence ou Geoffroy de Charney en Normandie.

6) Son arrestation. Le vendredi 13 octobre 1307, tous les Templiers de France furent arrêtés par les gens du roi. A Paris même, cent quarante frères de l'ordre, parmi lesquels on comptait les plus hauts dignitaires, Jacques de Molay, Hugues de Pairaud, Geoffroy de Charnay et Geoffroy de Gonneville furent arrêtés par Guillaume de Nogaret et Raynald de Roye.

M. Lavocat dans Procès des Frères et de l'Ordre du Temple, rappelle les termes de la circulaire de Guillaume de Paris, inquisiteur de la foi, qui se prétendait député dans la maison du Temple de Paris par l'autorité apostolique, à l'effet d'instruire contre les Templiers (Le pape, Clément V ne lui avait conféré aucun pouvoir d'enquérir contre des religieux qui relevaient uniquement du Saint-Siège) : "on ne devait prendre copie que de la déposition de ceux qui confesseraient."

Pendant une semaine, tout fut mis en oeuvre : l'intimidation, la menace, la faim, les horreurs du cachot, la chaîne, les promesses de grâces et de pensions, la douceur hypocrite, la fausse pitié, les suggestions, le faux, la corde, le fer, l'eau, le feu... La justice considérait comme librement passés des aveux arrachés par la douleur, et renouvelés après la question.

Le 21 octobre, Geoffroy de Charnay avouait : Après m'avoir reçu et imposé le manteau, on m'apporta une croix où il y avait l'image de Jésus-Christ ; le frère Amaury me dit de ne pas croire en celui dont l'image était là peinte, car c'était un faux prophète ; ce n'était pas Dieu. Il me fit renier Jésus-Christ trois fois, je le fis des lèvres et non de cœur.

Requis de déclarer s'il avait craché sur l'image elle-même, je ne m'en souviens pas ; je crois que c'est parcequ'ils se dépêchaient.

Interrogé sur le baiser : j'embrassais sur le nombril le maître qui me recevait. J'ai entendu le frère Gérard de Sauzet, précepteur d'Auvergne, dire aux frères qu'il valait mieux s'unir charnellement aux frères de l'ordre que de se débaucher avec des femmes. Cependant, je ne l'ai jamais fait et je n'en fus pas requis.

Requis de déclarer sous serment s'il avait procédé à des réceptions : Oui, le premier que j'ai reçu, ce fut de cette manière. Mais pour les autres, il n'y eut ni reniement, ni crachat ou pratique déshonnête. Je les reçus conformément aux premiers statuts de l'ordre, car j'avais constaté que la manière dont j'avais été reçu était sacrilège et contraire à la foi catholique.

Le 26 octobre, Jacques de Molay, Gérard Gauche, Gui Dauphin, Geoffroi de Cernay, Gautier de Liancourt comparurent au Temple, devant divers ecclésiastiques, des maîtres en théologie et des écoliers de l'Université de Paris. Ils reconnurent publiquement leurs crimes.

Le pape s'était réservé d'examiner en personne Jacques de Molay et les précepteurs de France, de Chypre, de Normandie, d'Aquitaine et de Poitou, ordonna leur transfert à Poitiers. Le voyage s'arrêta à Chinon où ils furent entendus, en août 1308, par les trois cardinaux mandatés par le pape. Les Templiers confirmèrent leurs premiers aveux.

Lettre adressée au roi par les cardinaux : ...Le précepteur de Normandie se présenta devant nous, et après serment prêté, il avoua avoir renié Jésus-Christ... / ... Après les avoir ainsi examinés, tous, abjurant toute hérésie, demandèrent l'absolution de leurs fautes ; nous la leur avons accordée, nous leur avons rendu la communion et nous les avons admis aux sacrements. Ecrit au château de Chinon, le mardi après l'Assomption, année 1308.

M. Lavocat Procès des Frères et de l'Ordre du Temple : Après le concile de Vienne (16 octobre 1311 au 6 mai 1312), les Templiers furent jugés suivant leurs actes personnels, les conciles provinciaux ayant pleins pouvoirs. Les frères qui refusèrent d'avouer, ou qui, après avoir passé des aveux sous l'influence de la torture, s'étaient rétractés, furent impitoyablement condamnés comme impénitents, obstinés et relaps. Quant à ceux qui avaient avoué et qui avaient persisté, on leur accorda d'honorables subventions sur les biens de l'ordre.

Clément V s'était réservé Jacques de Molay et les principaux de l'ordre. Le 22 décembre 1313, le pape donna commission à trois cardinaux de se transporter à Paris et d'y agir en son nom. On dut procéder à de nouveaux interrogatoires ; car, paraît-il, Molay, le commandeur de Poitou et d'Aquitaine, Geoffroy de Gonaville, le commandeur de Normandie, Gaufridus de Charneio et le grand visiteur Payrando, confirmèrent leurs aveux, en présence de l'archevêque de Sens et autres prélats convoqués. Ils furent condamnés à la prison perpétuelle.

7) Sa fin. Le lundi 11 mars 1314, les cardinaux firent dresser un échafaud devant le parvis de Notre-Dame, afin de donner lecture publique des aveux et de la sentence. Molay et ses frères parurent sur cet échafaud. Mais un des cardinaux ayant déclaré au peuple que ces Templiers étaient condamnés à un emprisonnement perpétuel, Molay et Geoffroy de Charnay se levèrent et déclarèrent que tout ce qu'ils avaient dit dans leurs interrogatoires était faux. Ils soutinrent n'avoir passé d'aveux qu'à la persuasion du pape et du roi, par complaisance pour le pape et pour le roi. Aussitôt, les cardinaux les livrèrent au prévôt de Paris et ils furent tous quatre reconduits en prison.

Le roi assembla son conseil, sans y appeler aucun ecclésiastique. Il y fut décidé que les deux dignitaires, par leur rétraction, étaient devenus relaps. En conséquence, sur le soir, Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay furent brûlés dans l'île dite "aux juifs", entre le jardin du roi et les Augustins.(9) Guy Delépinai.

(1) indiction : convocation à jour fixé.

(2) G. Lizerand traduit preceptor par précepteur et ajoute : le mot précepteur a le même sens que celui de commandeur.

(3) Il serait souhaitable que tous les pseudo-historiens s'inspirent de cet ouvrage au lieu de plagier leurs prédécesseurs...

(4) Procès des Templiers p. 26 : Philippum Agate, preceptorem Normanie.

(5) Note de Lizerand : Amaury de la Roche fut maître des maisons du Temple en France jusqu'en 1264, date à laquelle il fut élu grand maître de l'ordre. Voir sur lui, H. de Curzon, La maison du Temple de Paris p.28 n.6.

Lizerand se trompe : 1) De 1252 à 1273, Thomas Béraud était maître de l'ordre d'après Laurent Dailliez ou de 1256 à 1273, pour d'autres auteurs. 2) Henri de Curzon, La Maison du Temple de Paris, page 28, note 6, écrit : Amalricus de Ruppe, nommé en 1264 à la prière du roi Louis IX et du pape Urbain IV. Mais cette note se rattache au paragraphe suivant :...procurator generalis. Ce dernier titre peut bien s'être appliqué aussi au maître ou commandeur spécial mis à la tête de la province de France.

(6) Note de Lizerand : Jean le Franceys fut aussi précepteur du Poitou.

(7) ou de Giaco, frère attaché à la personne de Jacques de Molay, il était préposé au soin des chevaux.. Le 21 octobre 1307, il avoue qu'il a eu plusieurs fois des rapports immondes avec Jacques de Molay.. Le 17 février 1310, réconcilié avec l'Eglise, il déclara qu'il n'avait jamais commis d'actes odieux.

(8) Le drapier : C'est surtout en Palestine que nous sont connus le rôle et la fonction du drapier de l'ordre du Temple. A lui incombait de fournir à tous les frères, les vêtements, le nécessaire pour les literies, les chaussures... Sa fonction lui permettait d'ouvrir les envois effectués par les maisons d'Europe, mais uniquement ceux qui concernaient les tissus et les robes des frères. Toutefois il faut faire état d'un détail curieux que l'on retrouve dans le texte des retraits et qui entre dans le cadre des prérogatives du drapier : Il doit prendre garde que tous les frères aient les cheveux coupés. Dans le cas où un frère ne voudrait pas obéir, il doit le réprimander car après le maître et le maréchal, c'est au drapier que doivent obéir les frères. Le drapier assiste toujours à la réception d'un frère, car c'est à lui que revient la tâche de préparer la robe et le manteau pour la cérémonie de prise d'habit et de profession. En échange, il reçoit les habits séculiers, sauf ceux qui sont de vair ou d'écarlate. Lorsqu'un frère possédait de l'argent, le drapier gardait pour son office la somme de dix besans, le reste allait au trésor commun. Parmi les drapiers connus : Jean de Ville, reçu à Paris, cité dans l'interrogatoire de Chypre en 1310. Laurent Dailliez, Les Templiers, gouvernement et institutions.

(9) Lire Guillaume de Nangis,
- en latin dans Recueil des Historiens des Gaules et de la France T. 20,
- en français dans Collection des Mémoires relatifs à l'histoire de France par M. Guizot, Geoffroi de Paris,
- en vieux français dans Recueil des Historiens des Gaules et de la France T. 22.
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15) Intervention de Alain MERLINOT - 05/04/2003

Pour Michel C.

Tout à fait d'accord avec toi pour ce qui concerne "certains auteurs". Pour le moment je ne peut que te citer Joel Saulnier, qui à écrit un ouvrage sur les Templiers dans la région de Montargis, Gien et Cosne. Il indique dans son livre: 1284 : Geoffroy de Charnay, age de 43 ans. il devient par la suite Précepteur de Normandie. Je devrais trouver les autres d'ici une semaine, mais je crois que la propriétaire même de la commanderie de Villemoison fait référence à Geoffroy de Charnais. Mais je te confirmerais tout ça d'ici une semaine. Amicalement.
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14) Intervention de C. Michel - 31/03/2003

Alain, sais-tu que "certains auteurs", n'apportent rien dans un débat, sinon de prolonger une polémique dans une cacophonie d'incompréhension. As-tu ces auteurs, ou des sources, permettant, soit d'éviter l'enlisement dans une homonymie parallèle, soit de pointer le bon Geoffroy, et retracer sa généalogie, ce que cherche Bernard. Merci à toi. Salutas.
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13) Intervention de Alain MERLINOT - 29/03/2003

En ce qui concerne Geoffroy de Charnoy de Villemoison, certains auteurs donnent: "Geoffroy de Charnay, devient par la suite précepteur de Normandie"... Doit on penser que c'est une seule et même personne ?? Amicalement.
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12) Intervention de Bernard BAUDRAS - 27/03/2003

Non Michel, je n'ai pas la précision de lieu. Les textes dont je dispose disent seulement "précepteur de Normandie", sans autre information. Je suis bien conscient que c'est très court...
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11) Intervention de C. Michel - 26/03/2003

Pour Bernard, puisque tu t'intéresses au compagnon de Molay, peut-être as-tu au moins "sa localisation" Normande ! ? Car l'implantation templière, "en Normandie", et en fait située sur deux zones opposées, et bien distante l'une de l'autre. En premier lieu, nous localisons le Cotentin (Valcanville) le pays de Caen (Baugy), Vire et la zone d'Argentan. De l'autre, outre la vallée de Seine, le Vexin avec en pointe Gisors, mais dont la commanderie est Bourgoult, et toute la vaste plaine du Neubourg (dont la commanderie est St Etienne)! Charnay, est-il le précepteur du Temple "DANS" toute la Normandie ?? Sa présence aux cotés de De Molay, n'intercède t'elle pas pour découvrir la vraie importance de cette région dans l'ordre du Temple ?? Salutas
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10) Intervention de Bernard BAUDRAS - 21/03/2003

J'avais oublié de préciser que l'année de naissance citée était associée au décès de 1314 : la fiche indiquait seulement ces deux années et le nom des parents. Depuis, je n'ai pu retrouver cette fiche : cela fait partie des facéties du Net. Il n'est pas surprenant qu'il y ait des homonymies, surtout à une époque où l'orthographe des noms de lieu et de famille n'était pas figée. D'autre part, il arrive encore que le prénom du fils aîné soit le même pendant plusieurs générations. Décidément, cette quête du compagnon de Jacques de Molay, précepteur de Normandie, devient captivante !
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09) Intervention de Michel C. - 20/03/2003

Pour Alain. A Villemoison, Frère Geoffroy de Charnoy : 1294 !

Geoffroy de Charnay
Geoffroy de Charny
Frère Geoffroy de Charnoy , je pense que nous avons un nouveau Geoffroy, avec un O !

Chacun à son histoire , mais pas commune .



Pour Bernard. Merci de ta remarque, sur la date de naissance, 1251 ! Le "vieux" Templier qui brûle sur l'île aux Juifs, et un certain Geoffroy de Charnay et NON "de Charny" , peut semble-t-il, être la même personne, généalogiquement, qui naît en 1251, il peut être vivant en 1314 ? Mais il ne peut être le même, et c'est là que l'enthousiasme historique devient grisant, en 1340 (en fait 1336) , pour épouser, l'arrière-petite-fille d'Othon de la Roche, Jeanne de Vergy.

Il convient delà, de bien distinguer l'orthographe du nom, car de Charnay on dérape à Charny ! "...en 1204 par la famille de la Roche, il devient propriété de la famille de Charny ! " CHARNY !En parlant du Linceul. Pour mon "étourderie", j'ai fait le lien entre "Charnay-Templier-Charny", sautant de l'un à l'autre "porté" sur une similitude purement auditive, hélas !!!

Une lettre est la personne n'est pas celle que l'on croyait ! C’est à Lirey, qu’est apparue la relique appelée "le Saint suaire de Turin". Ce Geoffroy de Charny, seigneur du lieu, est donc celui qui épouse Jeanne, (peut-être sans rapport avec le templier de Normandie, mais ceci est à voir et revoir... !??)en 1336.

Avons nous également la même homonymie par un mariage avec Marguerite de Poitiers, (+1418), à Dijon; en 1392 avec Geoffroy de Charny, seigneur de Montfort (décès en 1398)???? Qui est celui-ci ?????

Mais en fouillant mieux, en sachant que l'on a commis une erreur, on détecte certaines choses :

- "En fait on retrouve le "suaire" en 1349, où les fidèles le vénèrent dans la cathédrale de Saint Etienne. Cette année là, la cathédrale brûle. On perd sa trace. Il reparaît huit en plus tard en 1357, comme possession du comte Geoffroy de Charny, a lui donné par le Roi Philippe VI. Il fut déposé dans la Collégiale de Lirey. Marguerite de Charny (descendante de Geoffroy) le porte en 1452 en Belgique et en fait don à la maison de Savoie à qui il appartient encore". -

On avance en date , passant en 1349, car à cette date, nous retrouvons ceci:

- "En avril 1349, Geoffroy Ier de Charny écrit au pape Clément VI pour lui faire part de son intention de construire l'église Sainte-Marie de Lirey en hommage à la Sainte Trinité pour son évasion alors qu'il était prisonnier des anglais. La collégiale sera achevée en 1353. Geoffroy Ier de Charny meurt à la bataille de Poitiers le 19 septembre 1356. Sa veuve organise les ostensions du Linceul entre 1357 et 1370 à Lirey, ce qui lui procure des revenus conséquents".!

Pour échapper aux ravages de la guerre de Cent Ans, les héritiers du Linceul, les chanoines de Lirey, le confient à Marguerite de Charny qui l'emmène à différents endroits jusqu'en 1453 à Genève, après la Belgique en 1452 ,(voir plus haut).

Des Vergy, nous connaissons Guy III seigneur de Pierre-Perthuis et des terres du Nivernais qui mourut en 1308, laissant à ses fils Evrard et Guillaume, en indivis, les biens cités et à sa fille Jeanne, Tharot et d'autres terres. Evrard mourut sans descendance en 1335. Guillaume transporta ses biens sur la tête de sa soeur, Jeanne.

Cette Jeanne épousa en 1336, Geoffroy de Charny, descendant des sous de Mont-Saint-Jean, d'Ancy-le-Franc et Nevers. Par cette union il reçoit ses biens.

Certaines biographies cite au milieu du XIIe siècle le linceul, qui entra en possession de Geoffroy de Charny, compagnon d'armes du dernier duc d'Athènes, lequel n'avait pas d'héritier mâle. Mais les circonstances sont encore mal connues.

Par ailleurs de ce Geoffroy, nous est parvenu une définition de ce que doit être LA Chevalerie, (peut-être à Bernard d'exploiter cette piste!)

Il est permis de voir dans le Livre de chevalerie que le vaillant, le sage, le preux, le bon Geoffroy de Charny, garde de l'oriflamme du roi Jean (c'est en cet office qu'il devait mourir à la bataille de Poitiers le 19 septembre 1356), écrit vers 1350, l'apogée de cet ample mouvement qui rassemble indistinctement le réel et l'imaginaire. Cette œuvre, où le mot honneur figure des dizaines de fois, se propose en effet d'examiner, à l'intention des "jeunes dans la société aristocratique", la façon de parvenir "au plus grand honneur" : pour cela le tournoi est préférable à la joute, la guerre au tournoi. Parmi toutes les bonnes raisons de faire la guerre, figure la défense de son "honneur" et de son héritage (les deux notions sont étroitement associées), de l'honneur et de l'héritage de ses "amis charnels", de l'honneur et de l'héritage de son légitime et naturel seigneur. Car à la guerre, il convient de tout mettre en aventure, "corps, honneur et chevance [les biens, meubles et immeubles]". "Des bonnes journées [de bonnes batailles] viennent et croissent les grands honneurs". Il s'agit de "toujours faire et tirer au plus honorable".

Mais non sans contrepartie : car "pour cet honneur viennent connaissance [la renommée], avancement d'état [les promotions], profit, richesses et accroissement de tout bien [la fortune]". Pour cela, il faut mener une vie proprement ascétique, refuser les comportements dangereux ou dégradants (trop manger, trop boire, trop jouer, trop aimer la chasse et le luxe), éviter l'orgueil, le mépris, "garder secrètement l'honneur de sa dame", qui, de son côté, doit persuader son aimé d'acquérir l'honneur par la prouesse. L'amour tire le chevalier vers le haut. Ainsi Dieu donnera-t-il de sa grâce "très haut honneur" dans ce siècle et à la fin l'âme en paradis, dès lors qu'au métier d'armes, non seulement on obtient "l'honneur du corps" mais, sous certaines conditions, et notamment lorsqu'on suit son seigneur dans sa guerre, le salut. Dans sa plénitude et sa rigueur, l'ordre de chevalerie, comparé à un ordre de religion, permet de sauver son âme et de voir son corps honorer. Toutefois, qui fait la guerre "plus pour la gloire du monde" que pour sauver son âme, peut bien acquérir quelque renommée mais la renommée est courte et l'âme y a peu de profit. Car il existe aussi de mauvaises gens d'armes, menant, comme nous dirions, une sale guerre et acquérant du même coup une déshonnête renommée. Charny n'est ni dupe ni aveugle : "Honte est si accoutumée et honneur si peu connu au temps de maintenant".

En espérant avoir , un peu , "récupéré" mon erreur de sieur, sur cette "béquille" de lettre, si importante ! Salutas
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08) Intervention de Alain - 20/03/2003

Bonjours, il paraîtrait que Geoffroy de Charnay fut précepteur de la commanderie de Villemoison, dans la Nièvre. Est-ce que quelqu'un pourrait me dire si il le fut bien ou non ? Amicalement.

L'Insolite.

Une page a été consacrée il y a quelque temps à cette préceptorie : LE TEMPLE DE VILLEMOISON, nous y donnons une liste de précepteurs et suivant nos informations nous trouvons un Frère Geoffroy de Charnoy, précepteur de Villemoison en 1294, est-ce le même ? ? ?
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07) Intervention de Bernard BAUDRAS - 16/03/2003

En relisant attentivement les réponses, ce que je n'avais pu faire tout d'abord, je m'aperçois qu'il y a deux Geoffroy de Charnay (ou un Charnay et un Charny) et que celui qui est lié au Suaire n'est pas celui qui a été supplicié en 1314 avec Jacques de Molay : les dates ne correspondent pas.

Le lien généalogique permet seulement de trouver une année de naissance : 1251. J'ai été très intéressé de découvrir cette histoire du Suaire et j'en ai fait part à un chercheur qui a beaucoup travaillé dessus ; je n'ai pas encore eu son retour.

Merci encore mais ma recherche d'éléments biographiques sur le compagnon de Jacques de Molay, ancien Précepteur de Normandie, continue. Cordialement.
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06) Intervention de Michel C. - 15/03/2003

Peut-être ceci :

Extraits des principaux interrogatoires Geoffroy de Charnay, précepteur de toute la Normandie questionné le 21 octobre 1307.

Frère Geoffrey : On m’apporta une croix où il y avait l’image de Jésus Christ ; le frère Amaury me dit de ne pas croire en celui dont l’image était là, peinte, car c’était un faux prophète ; ce n’était pas Dieu il me fit renier Jésus Christ trois fois.

L’inquisiteur : Avez vous craché sur l’image ?

Frère Geoffroy : Je n’en ai pas mémoire...

L’inquisiteur : Et le baiser ?

Frère Geoffroy : J’embrasais sur le nombril celui qui me recevait.

et son comportement le 18 mars :

Geoffroy de CHARNAY le précepteur de Normandie, marcha ensuite vers le bûcher avec le même courage, et se serait alors écrié : "Seigneurs, je vais suivre la même route que mon maître que vous venez d’occire comme un martyr. Vous ne savez pas ce que vous avez fait. A Dieu ne plaise, je mourrai dans l’Ordre comme lui".

Cet avertissement énigmatique "vous ne savez pas ce que vous avez fait", s’il est passé inaperçu, revêtait aux yeux de Geoffroy de CHARNAY, la plus grande importance.

Il signifiait qu’aux yeux de tous, l’Ordre du TEMPLE disparaissait, et était devenu sans objet depuis la perte de Jérusalem. En réalité, l’Ordre du TEMPLE était plus que jamais le gardien des Lieux Saints, mais à l’insu du monde entier.

Supprimer l’Ordre était pire qu’une faute, en quelque sorte, un BLASPHEME.

Salutas
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05) Intervention de Bernard BAUDRAS - 07/03/2003

Merci Michel, je vois que l'on sait beaucoup de choses, finalement, sur des sujets mystérieux pour beaucoup ! Et pour une biographie de Geoffroy, n'y a t'il vraiment rien
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04) Intervention de Bernard BAUDRAS - 06/03/2003

Grand merci, Adeline, pour ce beau cadeau que vous me faites ! Je trouvais étrange de ne rien trouver d'autre sur ce personnage que les dernières heures de sa vie... Certes, ce n'est pas encore sa biographie, mais vous soulevez un grand coin du voile en m'apprenant qu'il avait une épouse, le nom de celle-ci, et ce lien avec l'énigme du Saint Suaire. Je vais pouvoir relancer ma recherche, grâce aux précieuses indications que vous avez bien voulu m'apporter. Encore merci
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03) Intervention de Michel C. - 05/03/2003

Notes additionnelles.

Utiles pour comprendre et cerner de Charny, de Charney, dans son global, via le "Suaire" :

Entre 525 et 544, au cours de travaux de reconstruction consécutifs à une inondation, on retrouve ce qui sera appelé le Mandylion, caché dans l'épaisseur d'un mur. Selon l'écrivain grec, Evagre le Scholastique (527-600), ce voile "acheiropoïète", "non fait de main d'homme", présente un portrait de Jésus.

En 639, après la prise de la ville par les musulmans, il est transféré à Constantinople.

En 726, malgré l'occupation musulmane, sa présence à Edesse est de nouveau signalée par Saint-Jean de Damascène.

Le 15 août 944, après le siège d'Edesse par l'empereur romain Lécapène, le Mandylion est ramené en grande pompe à Constantinople à l'église Sainte-Marie du Phare puis à Sainte-Marie des Blachernes, où il sera exposé soit déplié soit replié dans un cadre ne laissant voir que le visage. La présence du Linceul, qu'il soit assimilé ou non au Mandylion est rapportée par plusieurs témoins.

Le 12 avril 1204, les croisés pillent Constantinople, le Mandylion et/ou le Linceul disparaissent. On retrouve la trace du Linceul à Athènes de 1205 à 1207, où il aurait été ramené par le duc Othon de la Roche. Dérobé lors du pillage de Constantinople en 1204 par la famille de la Roche, il devient propriété de la famille de Charny. Avec plusieurs hypothèses expliquant comment :

1) Soit le duc d'Athènes, Othon de la Roche, l'a envoyé en 1208, à son père, près de Besançon où au moins une copie aurait été faite (le fameux faux Linceul de Besançon qui sera détruit en 1794). En 1340, l'arrière-petite-fille d'Othon de la Roche, Jeanne de Vergy, épouse Geoffroy Ier de Charny.

2) Soit Geoffroy Ier de Charny en prend possession au cours de l'un de ses voyages à Athènes.

3) ....Soit par l'intermédiaire des Templiers.

En 1357, le Saint Suaire, actuellement vénéré à Turin, apparaît dans l'église de Lirey (bâtie en 1353) en France, dans le fief de Geoffroy de Charny. Une petite pièce de plomb de 5x3 cm conservée au Musée de Cluny à Paris, montre une représentation du Suaire surmontant l'image d'une tombe appartenant à Jeanne de Vergy et à son époux Geoffroy de Charny, mort en 1356 : on date cette pièce de 1356-1370. L'évêque de Troyes à cette époque, Henri de Poitiers, est mécontent de la venue de cette nouvelle relique d'origine inconnue dans son diocèse. En 1370, toute ostension est interdite.

Le Suaire est placé au Château de Montfort-en-Auxois jusqu'en 1389. Cette année-là,les ostensions reprennent suite à la permission accordée par un cardinal légat et ensuite par le Pape Clément VII. Les pèlerins affluent. Mais le deuxième successeur d'Henri de Poitiers, l'évêque Pierre d'Arcis, écrit une protestation au Pape dans une lettre de 1389(l'authenticité de celle-ci est mise en doute). Le texte de Pierre d'Arcis, adressé au pape Clément VII, dans lequel il déclare que le Linceul de Lirey est un faux.

En 1389, Jeanne de Vergy, l'héritière du Linceul de Lirey, qui a épousé en secondes noces Aymon de Genève, l'oncle du pape Clément VII, reçoit de ce dernier l'autorisation de reprendre les ostensions qui avaient été interdites par l'évêque de Troyes, Henri de Poitiers (pour qui le linceul de Lirey est un faux car les évangiles n'en parlent pas).

Cela provoque la colère de ce nouvel évêque de Troyes, Pierre d'Arcis tenu à l'écart. Il ordonne la cessation des ostensions mais le clergé local refuse d'obtempérer et va même se plaindre auprès du pape qui impose à l'évêque le "silence perpétuel" sous peine d'excommunication. Pierre d'Arcis en appelle alors au roi Charles VI qui ordonne la saisie du Linceul, mais le clergé de Lirey n'obtempère toujours pas et poursuit même les ostensions.

En dernier ressort, l'évêque adresse au pape son fameux "Mémorandum de Pierre d'Arcis" dans lequel il affirme que "ce linge habilement peint sur lequel, par une adroite prestidigitation, était représentée la double image d'un homme avait été fait pour attirer les foules afin de leur extorquer habilement de l'argent".

Il affirme que son prédécesseur a enquêté et "qu'il a fini par découvrir la fraude et comment le linge a été astucieusement peint, la vérité étant attestée par l'artiste lui-même". Ceci constitue la seule assertion déclarant le Linceul comme un faux. Il n'existe aucune trace ni de l'enquête de son prédécesseur ni du soi-disant artiste faussaire qui l'aurait peint et encore moins de la méthode utilisée.

Par ailleurs, ce manuscrit est unique, non daté et non signé. Il existait par contre de fortes rivalités entre le clergé iconoclaste et les laïques qui exploitaient financièrement la foi des croyants. En tout cas, elle n'a pas eu l'effet escompté: le Pape maintint l'autorisation accordée aux chanoines de la collégiale de Lirey.

Lors de la guerre de Cent Ans, le linceul fut mis en sécurité en 1418 chez le comte de la Roche époux de Marguerite de Charny. Cette dernière refusa de rendre le Suaire aux chanoines en 1443, la dispute s'envenima et conduisit Marguerite à l'excommunication en 1457. En réalité, ayant besoin de titres ou d'argent, elle avait déjà cédé le linceul à Louis 1er, duc de Savoie, dès 1453. Cette cession se fit dans la discrétion, puisque le commerce de reliques était interdit. Le linceul se retrouve à Genève.

En 1471, la relique privée de la famille de Savoie est reconnue authentique par le Pape Sixte IV. Jules II accorda même des indulgences pour le culte de la relique. On réalisa alors plusieurs copies du Suaire. En 1502, elle sera déposée dans la chapelle du Château de Chambéry, pliée dans un reliquaire en argent.

C'est là qu'elle subira en 1532, un incendie qui brûlera en partie la relique. Une goutte d'argent liquide la transpercera. Les Clarisses de la ville la répareront. On fera alors voyager la relique un peu partout dans la région. Ce n'est qu'en 1578 que la relique sera définitivement installée à Turin.

Voila un petit - mais long - récapitulatif sur le "suaire", Lirey , Charny , de la Roche, Vergy et autres notes explicatives. Ces notes sont à classées pour ceux qui le souhaite dans le dossier "vrai" du suaire de Turin, car il y a la partie "faux" tout aussi croustillant, mais c'est un autre débat, plus moderne !

Salutas
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02) Intervention d'Adeline - 04/03/2003

Merci Bernard. Il semblerait que Geoffroy de Charnay soit celui qui a montré pour la première fois au doyen de Troyes le suaire de Turin en 1389 d'après le livre de Joe Mickell (1983). mais :

- 1192-95 Dans le Codex de Pray (jésuite hongrois du XVIIIe s. qui l'a découvert), on trouve l'illustration d'un linceul.

- 1204 Pillage de Constantinople (aujourd'hui Istanbul), le linceul disparaît ; un croisé l'amène en Europe (?).

- 1353 Première certitude historique : Geoffroy, 1er Cte de Charney le donne aux chanoines de Lirey (près de Troyes).

- l357 L'évêque de Troyes, Henri de Poitiers, conclut a un faux et ordonne d'arrêter les ostensions.

les dates ne sont pas très fiables suivant les infos. Voilà ce que j'ai trouvé sur un site cathare : Courrier du 26 novembre 2001 à 15 h 01, de joffreyroata@voila.fr :

- Pour moi, les Templiers sont tout d'abord des hommes respectueux de l'environnement qui les entouraient. Ainsi effectivement furent ils un lien entre la société dite européenne et le monde arabe dont on avait beaucoup à apprendre. Le baphomet ne serait-il pas le mandillion se trouvant entre le suaire et la peau du mort qui pour la plupart ce trouve être le messie mais qui pourrait très bien être aussi les draps dans lequel fut torturé Jacques De Molay ? Chose troublante, ce dernier avait un subordonné du nom de De Charny (ou Charnay ou Charney) qui brûla avec lui. Sa femme était une De Vergy, descendante de 5 génération de Othon De La Roche, premier commandeur franc-comtois du St ordre. Or cette famille franc-comtoise possédait des terres qui se trouvent à leur actuelle sur la Haute-Saône et sur la Bourgogne.

Quant à savoir le lien entre les comtes de Champagne et ceux avec la maison de Savoie, à vous de voir. N'empêche qu'une partie de la famille des de Vergy fut excommuniée et passée aux oubliettes. Pourquoi ? C'est ce qu'un descendant indirect de cette branche vous demande. Il y a toute une histoire derrière ce St Suaire dont certain disent que le vrai a brûlé, que les Templiers ont disparus parce qu'ils avaient trop de pouvoir et qu'ils possédaient ce suaire.

Mais d'autres histoires me sont parvenues : Louis XVI serait mort suite à la malédiction de De Molay par un stratagème qui mit si longtemps qu'on ce demande si une telle chose peut être mise en pratique ; coïncidence ou pas le très heureux De Choiseul était d'origine d'une maison de Champagne, maison que l'on retrouve associée aux De Vergy ainsi qu'à la branche intéressante dont j'ai parlé plus haut et dont je tairai le nom, non pas par peur mais par certains faits inexcusables de certains proches de cette famille pendant la seconde guerre mondiale et qui utilisent encore ce nom alors qu'ils n'en ont pas réellement le droit et qui de plus le salissent.

Bref, il est vrai que l'on peut trouver des coïncidences partout et certes ma petite documentation personnelle ne permet pas d'y voir plus clair mais pour ceux fascinés par les Templiers qu'ils cherchent un peu au niveau de ces familles, si vous trouvez quelque chose d'intéressant, n'hésitez pas.

Dans "Le templier de Morgnelais" claire.panier@wanadoo.fr, fait de Geoffroy de Charney un des deux chefs templiers, Grand Précepteur de Normandie. www.morvan.com/pierreperthuis/chatelains.htm, les chatelins.

Une autre chronologie : http://www.shroud.it/EVENTS.HTM

1205 - Theodore Angelo-Comneno, brother of Michael I, Despot of Epirus and nephew of Isaac II, Emperor of Byzantium when the town was sacked by the Latin Crusaders, affirms that the Shroud is in Athens.

1208 - Pons de la Roche presents to Amadeus de Tramelay, Archbishop of Besançon, the Shroud that his son Othon de la Roche, Latin Duke of Athens, had sent him from Constantinople.

1314 - The Templars, an Order of the Crusade Knights, are sent to the stake as heretics and accused to secretly worship the Face that seems to be reproduced from the Shroud. One of them was called Geoffroy de Charny.

1349 - On March 6 during the fire of the Besançon Cathedral the Shroud disappears.

1356 - Geoffroy de Charny, a crusade knight having the same name as the previous one, deliveries the Shroud to the canons of Lirey, near Troyes in France. The precious cloth has been in his possession for at least three years. His wife, Jeanne de Vergy, is a grand-niece of Othon de la Roche pour finir : généalogie : http://worldroots.clicktron.com/ged/pomer/dat353.html.
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01) Intervention de Patrick C. - 29/01/2003

Charnay est apparemment un mot dérivé de carney ou charnier, employé à l'époque des sarrasins.
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Demande de Bernard BAUDRAS - 07/09/2002

Bonjour, je suis à la recherche d'éléments biographiques sur Geoffroy de Charnay, compagnon d'infortune de Jacques de Molay.
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