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| Les Préceptories | Bretagne | Morbihan | Sommaire | L'insolite |
Lorsqu'au milieu du XIIe siècle, les Templiers vinrent s'établir en Bretagne, ils fondèrent, grâce à la générosité des ducs de Bretagne, sur le territoire de Carentoir, au hameau du Temple, une maison qui prit le nom de Temple.
Une Charte de 1182 la mentionne, sous le nom de Karantoe, le Temple de Carentoir. Cette préceptorie fut la première acquisition de l'Ordre du Temple et allait devenir une des plus importante préceptorie de Bretagne. Ses possessions couvraient l'ensemble du département du Morbihan. Les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, héritiers des biens ayant appartenu aux Templiers, firent également de cet établissement le chef-lieu de leur principale commanderie. |
![]() Armoiries de Carentoir dessin de Jean-Pierre Fernandez |
Le bourg du Temple se composait à la fin du Moyen-Age, de trois rues principales : la rue d'Aval descendant au midi vers le manoir du Val ; la rue du Chauffault conduisant vers l'Ouest au cimetière paroissial, celui-ci n'entourant pas l'église comme c'était l'usage, menait également au four à ban utilisé par les habitants (ruiné en 1643) et au manoir de Rolienne (d'origine XVIe siècle) et la rue de Marsac se dirigeant vers l'antique camp du roi Gallo-Romain Eusèbe. |
![]() Eglise du Temple |
Les Templiers édifièrent l'église de Saint Jean du Temple au XIIe siècle, rebâtie ultérieurement au XVIIIe siècle. A l'extérieur, il ne reste rien de visible datant de cette époque. A l'intérieur, l'ancienne arcade aujourd'hui disparue, divisait l'édifice en 2 parties : le chanceau réservé au Commandeur et la nef concédée aux paroissiens. Le clocher effilé polygonal est placé au-dessus de la nef. |
L'église abrite un gisant de bois nommé le "tombeau du Templier" ou le "Saint dormant". C'est une statue en chêne d'un type très rare en France représentant un templier ou un hospitalier revêtu d'une cotte d'armes, l'épée à la ceinture, mains jointes sur la poitrine. La tête nue, encadrée de cheveux mi-longs, repose sur un coussin. L'œuvre daterait du dernier tiers du XIIIe siècle. L'église possède également une croix reliquaire de cuivre émaillé du XIIIe siècle qui aurait été rapportée de Palestine.
Au cours des siècles passés, le Temple de Carentoir et ses alentours se remplirent d'hôtels fortifiés, de manoirs. Des maisons du XVIe siècle présentaient sur leurs façades la Croix de la Commanderie, signe de franchise. De nombreuses demeures anciennes éparpillées sur tout ce secteur, montrent encore de nos jours : |
soit un bel appareillage de pierres, fenêtres à meneau, linteaux à accolade, porte à voûte en berceau, en anse de panier, cintrée ; symboles sur façades, cheminées blasonnées ; croix-palis trilobées, croix pattée templière ; tour carrée d'angle, fours à pain, etc. |
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Du séjour des Templiers, il ne reste guère de souvenirs précis, ce qui n'est pas de même de leur fin. Ils furent tous, d'après la tradition, massacrés au pied d'un chêne proche de la chapelle de Fondelienne.
Les Hospitaliers quant à eux possédaient à l'origine, une trentaine de petites commanderies en Bretagne, réunies plus tard, pour cause de revenus insuffisants en 4 grandes commanderies bretonnes : celles de la Feuillée (commune du Huelgoat), de la Guerche, de Nantes et de Carentoir. Ils unirent le Temple au grand prieuré d'Aquitaine. |
La commanderie de Carentoir comprenait : Questembert, Le Guerno, Lantiern, Limerzel, Fescal, Le Gorvello, La Vraie-Croix, Le Cours de Molac, Malansac, Villenart, Le Pont-d'Oust, Le Temple de la Coëffrie, Quessoy, Port-Stablon et La Croix Huis, Roz-sur-Couasnon.L'administration temporelle et spirituelle de tous ces domaines était placée sous l'autorité du Commandeur. Les revenus étaient essentiellement agricoles. Dîmes et oblations étaient perçues. Pendant les guerres de la Ligue, les partisans du Duc de Mercoeur pillèrent et ravagèrent ce bourg en 1596. |
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Le manoir des Commandeurs, bien que détruit partiellement ne sera pas restauré. Ceux-ci, contraints de l'abandonner, fixèrent leur résidence à La Coëffrie en Messac, l'une des multiples fondations de Carentoir. Quant au moulin à vent, bâti sur une lande "à une mousquetade" au nord du bourg, celui-ci était encore visible jusqu'au début du XXe siècle. Les fourches patibulaires dressées proche du moulin furent déplacées un peu plus loin en 1745.
Il existait aussi un droit d'asile au justiciable. Nul n'avait le droit de saisir l'accusé qui se réfugiait à l'ombre protectrice du chêne de la Sauvegarde. La tradition celte attribuait à cet arbre les vertus de sagesse et de force. ![]() Les Commanderies de Bretagne n'étaient pas toujours très riches. Carentoir, avec ses biens en 70 paroisses environ dans 6 diocèses, était affermée 1500 livres en 1745. Des émoluments étaient versés aux sénéchaux, procureurs, notaires, sergents et greffiers. Dans tous ses fiefs, le Commandeur exerçait une haute, moyenne et basse justice. N. des Valettes, nommé en 1790, devint le dernier Commandeur de Carentoir. |
PRECEPTEURS & COMMANDEURS
ORDRE de SAINT-JEAN de JERUSALEM
DOCUMENTATION
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