LES ARMOIRIES

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1) LES ARMOIRIES.

2) LE GONFANON BEAUCENT.

3) LA CROIX DU TEMPLE.

LES ARMOIRIES

Le chevalier portait sa devise et ses insignes sur l’écu : principale pièce de l'armure. Depuis les temps immémoriaux, tous les peuples, même les plus sauvages, ont eu recours à des signes de reconnaissance, soit pour qualifier leur race, leur tribu, leur famille, soit pour se distinguer dans leur personne. Chez les Hébreux, chaque tribu avait un drapeau particulier, de laine, de lin ou de soie. Les Grecs, selon Homère, usaient d'insignes semblables au siège de Troie.

Les véritables armoiries employées comme un signe de noblesse avec des règles déterminées ne seront pas introduites en Europe avant le XIe siècle. Elles le seront surtout à l'occasion des croisades. Lorsque la féodalité se constitua entre les seigneurs et leurs vassaux, elle adopta l'usage de se distinguer par des décorations variées, en couleurs éclatantes. Ces peintures décoratives furent les premiers éléments du blason, désignées aussi sous le nom de connoissances ou entre-sains.

Lors de la première croisade qui rassembla des troupes de nationalités différentes, la présence de signes de ralliement clairs et précis fut indispensable. D'où ces symboles représentés sur les bannières qui seront portés plus tard sur les écus, les cottes d'armes et parfois sur les heaumes.

Le blason du Temple...

En 1254, Mathieu Paris décrit les armoiries de personnages importants qui assistent au banquet offert par Henri III d'Angleterre à Louix IX au Vieux Temple de Paris.

Le blason de l'Ordre du Temple y est décrit :

"D'argent au chef de sable"

Ce qui signifie :

"Terrible pour les Infidèles, secourable pour les Chrétiens"

Ce n'est que dans la deuxième moitié du XIIIe siècle que les armoiries de l'Ordre prennent leur forme définitive. Un livre publié en Amérique consigne une étude du vieux français dans la façon de décrire les armoiries dans les armoriaux français et anglo-normands du XIIIe siècle. En trois versions différentes, le gonfanon est mentionné :


"Le Baucent del Temple, d'argent al chef de sable,
à une croyz de goule passant"

La devise du Temple...


La croix rouge est donc ajoutée sur l'étendard avec la devise :

"NON NOBIS DOMINE, NON NOBIS, SED NOMINI TUO DA GLORIAM"

"Pas pour Nous Seigneur, pas pour Nous mais por la gloire de Ton Nom"


LE GONFANON BEAUCENT

Le gonfanonier

Dans la hiérarchie templière, plusieurs personnages ont le privilège de porter l'étendard de l'Ordre. Mais c'est un frère sergent qui a le poste très important de gonfanonier. Il a la charge du gonfanon baucent (confanon baussant) qu'il porte ou fait porter. Gonfanon vient de guntfano qui signifie : étendart ou bannière de guerre suspendue à une lance. Baucent (beaucens, beaucéant) s'applique plus particulièrement aux Templiers et signifie : mi-parti de noir et de blanc.







Le gonfanon baussant, noir et blanc, fut
l'étendart de l'Ordre du Temple. (1245)

Le gonfanon et la Règle

Le droit de porter le gonfanon est honorifique, il représente l'Ame de l'Ordre et tous les frères doivent s'y rallier.
"Et s'il advient que la chrétienté tourne à déconfiture, dont Dieu l'en garde, aucun frère ne doit quitter le champ de bataille pour rejoindre la garnison tant qu'il eut un confanon baussant debout ; car s'il partait, il perdrait la Maison à tout jamais. Et s'il voit qu'il n'y en a plus auquel recourir, il doit aller au premier confanon de l'Ospital ou des Chrétiens s'il y en a, et quand celui-ci ou les autres confanons tourneront à déconfiture, dès ceci le frère peut rejoindre la garnison, là où Dieu le conseillera."
Dans l'Ordre, la punition la plus répétitive, aussi grave que celle de perdre l'habit ou perdre la Maison est celle d'être interdit de porter le gonfanon.


LA CROIX DU TEMPLE

La croix "de gueules" attribuée par le pape Eugène III à l'Ordre du Temple vers 1145 n'a pas toujours été pattée. En fait, la caractéristique principale de la croix originelle est sans doute l'égale longueur de ses branches. Diverses représentations de cette croix sont concrétisées par les sceaux, les pierres tombales, les fresques, etc.


Les Sceaux

Hugues de Rochefort - 1204
Frère Hugues de
Rochefort - 1204
Giraud de Chamaret - 1234
Frère Giraud de
Chamaret - 1234
Roustan de Comps - 1232
Frère Roustan de
Comps - 1232
Fra Arnau Despug - 1309
Fra Arnau
Despug - 1308
Frère Arnaud de Banyuls - 1308
Frère Arnaude de
Banyuls - 1308
Frère Bernard de Montlor - 1248
Frère Bernard de
Montlor - 1248


Les pierres tombales


Frère Pierre de liège
Commandeur de La Rochelle

Frère Estienne de Tilchatel
Prêtre Templier de Fontenotte

Commandeur du Temple
de Coulommiers


Les fresques



Eglise de Cressac


Eglise de Montsaunès




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