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LES MAITRES du TEMPLE |
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| L'Histoire | Les Maîtres | Les Implantations | Les Préceptories |
| La Règle | Les Sceaux | Les Armoiries | Le Temple Militaire |
| Le Commerce | Le Procès | Sommaire | L'Insolite |
Hugues de PAYNS 1119/1136 |
Robert de CRAON 1136/1147 |
Evrard des BARRES 1147/1151 |
Bernard de TREMBLAY 1151/1153 |
André de MONTBARD 1154/1156 |
Bertrand de BLANQUEFORT 1156/1169 |
Philippe de MILLY ou de NAPLOUSE 1169/1170 |
Eudes de SAINT-AMAND 1170/1180 |
Jean de TERRIC 1184 - 1188 |
Arnaud de TOROGE - ? -/1184 |
Gérard de RIDEFORT 1184/1189 |
Robert de SABLE ou de SABLOIL 1189/1193 |
Gilbert ARAI ou HORAL 1193/1200 |
Philippe du PLAISSIEZ ou du PLAISSIS 1201/1209 |
Guillaume de CHARTRES 1210/1218 |
Pierre de MONTAIGU 1219/1232 |
Armand de PERIGORD 1232/1244 |
Guillaume de SONNAC 1245/1250 |
Renaud de VICHIER 1250/1252 |
Thomas BERAUD ou BERARD 1252/1273 |
Guillaume de BEAUJEU 1273/1291 |
Thibaud GAUDIN 1291/1292 |
Jacques de MOLAY 1292/1314 |
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HUGUES DE PAYNS Fondateur et premier Maître du Temple, les origines d’Hugues de Payns sont encore fort controversées. Ce noble chevalier champenois apparaît pour la première fois dans un simple document signalé par Guillaume de Tyr, concernant une donation faite aux Vénitiens par le roi Baudouin II. Venu en France solliciter des secours, Hugues reçut dès 1127 les dons de divers seigneurs ou personnalités régnantes. A la suite du Concile de Troyes, il sillonna le territoire français et notamment tout le sud-ouest pour présider à l'édification de plusieurs préceptories. |
Le dernier acte où figure Hugues de Payens est daté de 1133-1134. Il émane de l'évêque de Soissons et concerne la préceptorie de Mont-de-Soissons. Il mourut, d'après les Chroniques, le 24 mais 1136. On lui attribue les couleurs de l'Ordre "d'argent au chef de sable" |
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ROBERT de CRAON dit Le Bourguignon Au mois de juin 1136, un acte passé en faveur de la préceptorie de Richerenches cite Robert de Craon en qualité de Maître de l'Ordre. Les documents concernant le second Maître sont beaucoup plus complets et rapprochés. Il sera le véritable législateur du Temple et donnera à l'Ordre sa forme qui ne cessera d'évoluer. Il fut un administrateur de premier plan et un juriste éclairé. Sous son magistère, le pape Innocent II accorde au Temple des droits et des privilèges importants ainsi que le droit de porter la croix "de gueules" sur le coeur. |
Il sera le premier Maître à établir des relations secrètes avec les Sarrasins. Mentionné pour la dernière fois en 1146 à l'occasion d'une donation faite en Navarre, l'obituaire de Reims signale sa mort le jour des ides de janvier, soit le 13 de l'année 1147. |
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EVRARD des BARRES Mars 1147 - Avril-Mai 1151 «Le Maître du Temple, Evrard des Barres, est un homme respectable par son caractère religieux, et un modèle de valeur pour les chevaliers.» Elu Maître de l'Ordre alors qu'il était encore Précepteur du Temple en France, il apparaît avec ce titre, pour la première fois, dans une donation d'Archier de Paris, comprenant un moulin situé sous le Grand-Pont de la Seine. Le 14 mai 1150, il tint un chapitre général à Paris, puis participa avec Louis VII à la seconde croisade. A son retour de Terre Sainte, il se démit de ses fonctions et se retira comme moine à l'abbaye de Clairvaux, où il mourut suivant le ménologue de l'abbaye le 25 novembre 1174. |
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BERNARD de TREMBLAY Juin 1151 - 16 Août 1153 Né au château de Dramelay (Jura), il fut précepteur du Temple de Falletans, près de Dôle en Franche-Comté. Suivant les Chroniqueurs des Croisades en Palestine, il aurait rebâti et fortifié la ville de Gaza, les Templiers en firent leur base d'attaque contre les Sarrasins. Il fut tué au combat avec tous ses chevaliers lors du siège d'Ascalon le 14 août 1153. L'obituaire de Reims signale sa mort le 17 des calendes de septembre, soit le 16 août. Cela correspond aux dates des Chroniques, puisqu'Ascalon tomba aux mains de Baudouin III, le 19 août de cette même année. |
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ANDRE de MONTBARD
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BERTRAND de BLANQUEFORT
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PHILIPPE de MILLY ou de NAPLOUSE
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EUDES de SAINT AMAND ou ODON de SAINT-CHAMAND
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ARNAUD de la TOUR ROUGE ou de TOROGE
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JEAN de TERRIC
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GERARD de RIDEFORT
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d'Acre «heureux, dit un contemporain, de terminer tant de beaux exploits par une mort aussi glorieuse.» La maîtrise de Girard de Ridefort fut un désastre pour l'Ordre du Temple. Il est à l'origine des premières reproches adressés aux frères. Après sa mort, le chapitre général réforma certains points de la Règle touchant principalement aux mesures disciplinaires à prendre quand le Maître manque à son sens moral et à sa responsabilité. |
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ROBERT de SABLE ou de SABLOIL
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GILBERT ARAIL ou HORAL
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PHILIPPE du PLASSIEZ ou du PLAISSIS
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GUILLAUME de CHARTRES
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PIERRE de MONTAIGU Maître en Espagne et en Provence, il est issu d’une famille noble du royaume de Valence. Elu Maître devant Damiette, sa bravoure et son habileté furent exemplaires dans tous les combats. Malgré tout, il se heurta à maintes reprises aux belligérants de la seconde croisade. Après un long magistère, Pierre de Montaigu mourut en 1232. |
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ARMAND de PERIGORD
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GUILLAUME de SONNAC Certaines listes chronologiques des Maîtres du Temple donnent Richard de Bures comme successeur d'Armand de Périgord. Or, Richard de Bures était châtelain de Chatel Blanc lorsqu'il fut élu Grand Commandeur de l'Ordre. Il ne fut jamais Maître de l'Ordre. Précepteur d'Auzon, près de Châtellerault, Guillaume de Sonnac apparaît au début de l'année 1245 dans un acte concernant l'Ordre de Saint-Thomas d'Acre. Elu à la maitrise de l'Ordre, il se distingua au siège de Damiette. «Le Maître du Temple et le Soldan d’Egypte avaient fait si bonne paix ensemble qu’ils s’étaient fait saigner tous les deux dans la même écuelle.» En 1250, Saint-Louis lui confia l'avant-garde de son armée. Puis ce fut la déroute de Mansourah où le Maître perdit un oeil. |
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RENAUD de VICHIER Avant d'être élu Maître du Temple, Renaud de Vichier fut commandeur du Temple dans la ville d'Acre en 1240, puis Maître du Temple en France où nous le retrouvons dès le 19 août 1246. Devenu Maréchal de l'Ordre, il assista à la bataille de Mansourah et versa la rançon nécessaire à la libération de Saint-Louis prisonnier en Egypte. Mais à la suite d’un accord signé avec un amiral damasquin, il s’attira la colère du roi qui humilia publiquement les Templiers. L'obituaire de Reims fixe sa mort le 19 janvier 1252. |
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THOMAS BERAUD ou BERARD Début 1252 - 25 Mars 1273 Son magistère fut marqué par la fin des croisés en Terre Sainte. Sous sa maîtrise, les Templiers acquirent la place de Sajette, le château de Beaufort en 1260, et en 1262 la place d'Arsuf. Ces places fortes seront reprises par les musulmans en 1264 et 1268. En 1265, un troubadour templier lança son cri de désespoir «Ira et Dolor» face à la situation désespérée des chrétiens de la Palestine réduits à se renfermer dans les murs d’Acre. Engagé dans des querelles entre les Templiers et les Hospitaliers, Thomas Béraud aurait tenté d'établir des liens entres les deux Ordres. Fait prisonnier à la bataille de Saphet, il n'aurait obtenu sa libération qu'après avoir renié le Christ. La chronique signale sa mort le 25 mars 1273. |
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GUILLAUME de BEAUJEU «Il fut mult gentilhomme, parent du roi de France ; fut mult large et libéral et fut le Temple en son temps mult honoré et redouté.» Originaire de la célèbre famille du Forez, et non de Bourgogne, Guillaume de Beaujeu fut le dernier Maître à siéger en Terre Sainte durant toute sa maîtrise. Commandeur de l'Apulie, il était en Terre Sainte lorsqu'il fut élu le 13 mai 1273 à la tête du Temple. Assiégé dans Saint-Jean d'Acre, son héroïsme lui valu le commandement de tous les défenseurs. Lors de la chute de la ville, il fut mortellement blessé et prononça ces mots : "Seigneurs, je ne peux plus car je suis morts, voyez le coup". |
Le reste des troupes se retira sur les vaisseaux pour gagner Chypre. Le patriarche de Jérusalem, Nicolas de Hanappe, et le Maître de l'Hôpital périrent noyés, tandis que le lieutenant de Saint-Lazare était tué. |
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THIBAUD GAUDIN ou le Moine GAUDINI Grand Commandeur du Temple au moment de la mort de Guillaume de Beaujeu, ses exploits lui valurent l’honneur d’être proclamé Maître du Temple sur la brèche même des remparts de Montmusart. Il prit le commandement des troupes restantes et se retira à Sidon. Ne voyant aucune issue, il s'embarqua avec ce qui restait des frères de l'Ordre, les archives et les vases sacrés, et se retira au château de Sagette où il fut élu Grand Maître au mois d'août 1291. Son magistère fut de courte durée puisqu'en 1293 il fut remplacé par Jacques de Molay. L'obituaire de Reims signale sa mort le 16 avril 1292. |
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JACQUES de MOLAY Originaire de la maison de Longwy et de Raon de Franche Comté, il fut élu Maître du Temple à la fin de 1292. En Janvier 1293, il figure à ce titre dans un acte concernant l'île de Chypre. Il mena encore, avec ses Templiers, une lutte désespérée contre les infidèles. Accusé, emprisonné, torturé, avec lui s'éteignit l'Ordre du Temple. Sur le bûcher et selon la tradition, il se serait écrié : "Pape Clément, roi Philippe, avant que l'année ne soit écoulée, je vous assigne au tribunal de Dieu ! |
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