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| Les Préceptories | Var | Sommaire | L'insolite |
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Villecroze est situé à une altitude de 350 m. Le village est adossé aux premiers contreforts des Alpes de Provence, entouré d'un cirque de montagnes couvert de pins et de chênes verts. Le vieux village a conservé son caractère moyenâgeux avec ses arcades, ses rues. Le nom de VILLECROZE (autrefois Villecrose) vient de "Castrum de Villacrosia ou villacrosa". L'origine de ses armoiries : deux villes croisées, n'a jamais pu être expliquée. Du 1er au 5é siècle après Jésus Christ, plusieurs exploitations rurales romaines existaient dans la plaine. |
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Les seigneurs de Salernes, Entrecasteaux, Tourtour et Flayosc donnèrent aux Templiers, vers 1156, le domaine de Ruou (Rue ou Riou) sur le terrain de Villecroze, ainsi que ceux de Salgues et Salguettes sur Entrecasteaux. Ce don est accepté au nom du Temple par le "Seigneur maître" Pierre de La Ravière et confirmé sur les Evangiles. On ajoute que "celui qui voudrait y contrevenir devait bouillir en Enfer avec le traître Judas, et Dathan et Abiran que la terre engloutis vivants". |
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Le commandeur particulier du Temple de Ruou, Hugues Raimond, ne commence à figurer dans les actes qu'à partir de décembre 1170. Entre 1170 et 1193, peut-être vers 1180, Pons de Rigaud qui sera plus tard appelé aux plus hautes responsabilités, s'installe, lui, au "Castrum Ruae Militiae Templi Cum Domo Sallega", c'est-à-dire à cette commanderie du Ruou-Salgues. Les frères de la milice, favorisés par les seigneurs locaux, sont soutenus par le comte de Provence qui confirme, le 12 décembre 1200, toutes les acquisitions de la maison du Ruou. Ils se répandirent dans un grand nombre de localités des évêchés de Fréjus et de Riez, jusqu'au delà du Verdon, dans la région de Castellane et en dehors de leur domaine initial. Ruou devînt la plus grande commanderie du Var, son rayonnement s'étendit sur 28 communes. |
LE DOMAINE |
Le Ruou fut complètement saccagé par les Grandes Compagnies, vers 1360. Durant les 6 siècles qui ont suivi, les ruines furent de nouveau occupées et recouvertes de toitures de fortune, variables avec les époques. De nouveaux bâtiments furent édifiés, changeant complètement la physionomie du lieu. Aujourd'hui, la chapelle romane, malgré son toit en éverite partiellement arraché, présente une haute nef, sans bas-côtés. Correctement orientée, elle se compose de 3 travées séparées par des doubleaux carrés retombant jusqu'au sol. Le chevet en hémicycle est particulièrement |
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remarquable avec son appareillage d'une rare perfection, surmonté à la base du toit de lauzes, de l'habituelle moulure en cavet. L'abside en cul de four est divisée par cinq nervures rayonnantes formant ainsi quatre panneaux dans lesquels furent peintes des fresques. Les deux extérieures montrent : à gauche l'Annonciation avec la Vierge et l'ange Gabriel ; à droite, la Trinité. On remarque dans les sépias, Dieu le Père qui tient dans ses bras la Croix sur laquelle le Christ est cloué, et au-dessus la colombe spiritaine.
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Le bassin-abreuvoir situé sur le côté Est, a dû subir de profondes modifications depuis son origine. Au Nord de l'esplanade, la bergerie fut rasée au niveau du premier étage. Ce long bâtiment ne comporte pour toute ouverture qu'une seule porte dans chacune des façades dont les murs atteignent l'épaisseur surprenante de 1,90m. Au Sud-Ouest de la chapelle, la tour du Ruou fut souvent confondue avec un pigeonnier qui existait effectivement, mais à 500m en aval. Écrêtée et rasée à la hauteur du premier étage, cette tour comporte des murs de faible épaisseur (0,50m). Elle servait peut-être de tour de guet car elle prend en enfilade tout le large vallon du Ruou jusqu'à son lointain aval vers Salgues. |
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Sur le bassin actuel s'élevait le bâtiment des frères dont on voit encore les témoins des fenêtres. Tout autour de la cour avait été établie une galerie. En contrebas Nord-Sud du terre-plein central, s'étend un long bâtiment également rasé au niveau du premier étage. Contres les murs épais sont appuyés de nombreux et puissants contreforts. Ce bâtiment fut aménagé tardivement en fabrique de céramiques. Dans la cour de la maison du maître, signalons la présence d'une dalle sur laquelle est sculptée une superbe croix templière. |
PRECEPTEURS & COMMANDEURS |
Ordre du Temple |
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| 1170 1180 1195 1195 1202, 1211 1205, 1216, 1224-1225 1206 1122 1225, 1229, 1235-1236, 1248-1249 1233 1236-1237 1241 1252-1253, 1260 1256 1269, 1276-1280 1284 1305 1307 1308 |
: Hugo Raimundus : Poncius de Rigaut : Bertrandus de Gardanna : Bertrand Hugo : Bermundus : Rostagnus : Bernardus de Claret : R. Laugerius : Rostagnus de Comps : Poncius Vitrarii : Pertrus de Boisesono : Hugo de Milmanda (Miramanda) : Rostagnus de Buxo (Boisso) : Raimundus Alamannus : Albertus Blacacii : P. Gaufridus : Hugo Rocafolii : Bertrandus de Silva : Gaufridus de Petraviridi |
Ordre de Saint Jean de Jérusalem |
DAILLIEZ (Laurent) : Templiers de Provence. P.U.N.E.C. (1979).
DURBEC (Joseph Antoine) : Les Templiers en Provence. Provence historique (1959). DURBEC (Joseph Antoine) : Templiers et Hospitaliers en Provence et dans les Alpes-Maritimes. Préface de Jacques Juillet. Editions le Mercure Dauphinois, 2001. FALQUE DE BEZAURE (Bernard) : Sur les traces des Templiers dans le Var. Provençalement Vôtre (2000). GRIMAUD (Pierre) : Une commanderie templière dans le Var : Le Ruou. LEONARD (E .-G) : Introduction au cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317) L'INSOLITE N° 15B : SPECIAL ORDRE DU TEMPLE. Reprend les textes présentés sur les panneaux de l'exposition "A la rencontre des Templiers". L'INSOLITE N° 16B : SPECIAL ORDRE DU TEMPLE. Importante bibliographie consacrée à l'ordre du Temple. L'INSOLITE N° 21 : Spécial Ordre du Temple. CROISES, TEMPLIERS et HOSPITALIERS Archives de l'Empire. Publication d'un manuscrit dont l'auteur anonyme a listé, à partir des cartons des archives, un grand nombre de personnages, leur fonction et appartenance à un site. 100 pages illustrées de cartes postales anciennes. L'INSOLITE N° 22 : Spécial Ordre du Temple. GLOSSAIRE Glossaire des termes communs ou expressions relatifs aux templiers 1118 - 1320. |