| Sommaire | Espace de Discussions | Guillaume de Sonnac |
![]() |
![]() |
![]() |
Flavie de Saunhac.
Je fais en effet des recherches sur un de mes ancêtres, Guillaume de Sonnac et je serais ravie qu'un espace le concernant puisse être créé. Je cherche actuellement à vérifier certaines informations telles que son passage à Sainte Eulalie de Cernon et Pouilles. Je cherche également à savoir si c'est lui qui est à l'origine du blason familial ou s'il existait avant lui, sachant que les généalogistes remontent seulement à 3 générations avant lui avec lui, à un Gui de Sonnac vivant en 1070 et que l'héraldique est apparu au XIIème siècle et si une devise a été rattachée au blason. Je vous transmets l'essentiel des informations que j'ai recueillies à son sujet : Il est originaire du Rouergue : né le 11 ?, près de Rodez. Fils de Bégon de Sonnac, dit de la Tour (le cadet d’une lignée prenant le nom de la terre : il existe un lieu dit "la Tour", dans l’Aveyron, à 5 km de Sonnac et 15 km de Rodez) qui serait mort autour de 1174. Deuxième d’une fratrie de 4 enfants : Flors, (abbesse en 1266, vivant au monastère de saint Sernin, près de rodez), Bertrand (chevalier de Jésuralem et commandeur des commanderies de Bordeaux et Agen en 1259, mort en 1297 et Auzilens (1195). Généalogie établie par Martin Fontès. Selon un généalogiste des grandes familles du Rouergue, il faudrait ajouter après Guillaume, Gautier, son frère, qui fut avec lui à la croisade. Il fut comte de Rodez ? Il est originaire de la Commanderie de Sainte Eulalie de Cernon (Aveyron) - cf. "les templiers" écrit par Michèle Hué, éditions MNS, Vic en Bigorre, 2000, p.16 Il fut commandeur d’Auzon, près de Châtelleraut (Vienne) autour de 1220 : (cf. acte de 1244 cité par Dailliez : "Les templiers : gouvernement et institutions", tome I, Alpes Méditerranée Editions -Impres’Sud, 1980, p.58 Il aurait également eu la charge de maître de la province des Pouilles (cf. René Lachaud : "Templiers. Chevaliers d’orient et d’Occident", édit. Danglès, p.113) Il fût nommé Grand Maître de l’Ordre des Templiers en février 1245 (cf. l’acte concernant l’Ordre de St Thomas d’Acre daté du XIVème siècle). Le manuscrit de Cahors lui donne pour armes : d’azur à la croix alésée d’or (alors que le blason de la famille est le suivant : d’or au lion de sable, gueulé, armé et couronné de gueules, entouré de 12 carreaux de gueules posés en orle) Il est décrit comme un homme prudent et de mœurs irréprochables (toujours selon Dailliez, p.58) Il partit en Terre Sainte ( Saint Jean d’Acre) en 1245 ? "Peut-être le Grand Maître qui entretint les meilleurs rapports, secrets ou non avec les mulsumans. ...Avant de partir pour la Terre, il était commandeur d’Auzon. L’année même de son élection, il fit parvenir au roi d’Angleterre Henri III, dans le plus grand secret et sous bonne escorte, un mystérieux colis qui aurait enfermé, dit-on, une simple coupe...", (P. Schems, "Historia", n°385 bis, 1978, p.31) Sitôt arrivé en Orient, le nouveau Maître Guillaume de Sonnac eut des relations étroite avec les mulsumans. Dans "la Vie de Saint Louis", Boulenger rapporte même qu’il se disait au XIIIème siècle que "le Maître du Temple et le Soldan d’Egypte avaient fait si bonne paix ensemble qu’ils s’étaient fait saigner tous les deux dans la même écuelle" ; c’est le seul exemple connu dans l’histoire de l’Ordre, où la fraternité ait poussé un Templier et un mulsuman jusqu’au lien rituel du sang. Selon une certaine tradition ?, Guillaume de Sonnac aurait été reçu dans la chevalerie mulsumane avec "Ibn" comme nom de baptême. Ses pairs auraient simplement dit de lui, après sa mort à Mansourah : "il était comme l’un de nous", Daniel Réju, "Historia", p.99. Puis il participa à la sixième croisade de saint Louis qu’il rejoignit à Limassol (Chypre) en septembre 1248 et qui mit les voiles vers Damiette (Egypte, delta du Nil), le 13 mai 1249 Il pénètre dans Damiette, désertée par les mulsumans, le 5 juin 1249 Il participe à l’attaque surprise de la citadelle de Mansourâh par le comte d’Artois, le 8 février 1250 où il fait partie des 3 survivants ; il y perd un œil. (cf. "La vie de Saint Louis", Jean de Joinville, Dunod, 1995, Paris, p.107 : "On avait décidé que le Temple ferait l’avant-garde et que le comte d’Artois aurait le second corps de bataille. Or il arriva ainsi aussitôt que le comte d’Artois eut passé le fleuve, lui et tous les gens se jetèrent sur les turcs qui s’enfuyaient devant eux. Les templiers lui firent savoir qu’il leur faisait un grand affront quand il devait aller après eux et qu’il allait devant et ils le priaient de les laisser passer comme il avait été décidé par le roi. Or il se produisit que le conte d’Artois n’osa pas leur répondre, à cause de messire Fourcaut du Merle, qui le tenait par la bride, qui était un très bon chevalier, n’entendait rien de ce que les templiers pouvaient dire au comte, car il était sourd ; et il criait toujours : "Or à eux ! Or à eux !". Quand les templiers virent cette situation, ils pensèrent qu’ils seraient déshonorés s’ils laissaient le comte d’Artois aller devant eux ; ils piquèrent des éperons à qui mieux mieux, et donnèrent la chasse aux turcs qui s’enfuyaient devant eux tout au travers de la ville de Mansûra jusqu’aux champs du côté du Caire. Quand ils voulurent retourner en arrière, les turcs leur lancèrent des poutres et des pièces de bois parmi les rues, qui étaient étroites. Là furent tués le comte d’Artois, le sire de Coucy, que l’on appelait Raoul et tant d’autres chevaliers qu’ils furent estimés à 300. Le Temple, comme le Maître me le dit depuis, y perdit 280 hommes d’armes, et tous à cheval.") Il meurt le 11 février 1250 en recevant une deuxième flèche à l’autre œil avec Joceran de Brancion. (cf. idem, p.133 : "Après le corps de bataille de messire Gautier se trouvait frère Guillaume de Sonnac, Maître du Temple, avec ce peu de frères qui lui étaient restés du combat du mardi. Il avait fait faire un ouvrage défensif en face de lui avec les engins des sarrasins que nous avions pris. Quand les sarrasins vinrent l’assaillir, ils jetèrent le feu grégeois sur la palissade qu’il avait fait faire ; le feu y prit facilement, car les templiers y avaient fait mettre une grande quantité de planches de sapin. Et sachez que les turcs n’attendirent pas que le feu ait fini de brûler, mais ils allèrent attaquer les templiers au travers du feu ardent. Et dans ce combat, frère guillaume, le maître du temple perdit l’un des yeux ; et ledit Seigneur, que Dieu absolve ! en mourut. Et sachez qu’il y avait bien un journal de terre, derrière les templiers, qui était si couvert de traits que les sarrasins leur avaient lancés que la terre ne paraissait pas à cause de la grande quantité de traits". |